Promotion du processus de la charte mondiale des migrants en Afrique.

La déclaration finale du colloque des sociétés civiles ouest Africaines sur les migrations et le développement, qui s’est tenu à DAKAR du 12 au 14 octobre à Dakar appel les organisations de la société civile euro-africaine à faire la promotion du Processus de la Charte Mondiale des Migrants et à Renforcer les capacités des migrants, de leurs organisations.
Le Colloque fut une occasion pour présenter le processus de la Charte Mondiale des Migrants aux participants venant du Maroc, Mauritanie, Mali, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, Niger, Cap Vert, Cameron et de Gambie ainsi que des Migrants venant de France, Belgique et Allemagne.
La rencontre de DAKAR à coïncidée avec le 4éme anniversaire des douloureux événements de Ceuta et Melilla en 2005 qui se sont soldées par l’assassinat d’au moins 14 migrant pour la simple raison d’avoir voulu traverser un grillage. La collaboration du Maroc dans les politiques de « gestion des flux migratoires » fut particulièrement critiquée.
Les participants ont analysé les conséquences des politiques de « gestion des flux migratoires » et la mobilisation de ressources importantes pour la mise en œuvre de ces politiques qui s’accompagnent en Afrique par des OPA lancées contre les ONG oeuvrant dans le domaine du développement.
Ce sont des millions d’euro qui sont mis à la disposition des acteurs de solidarité, pour soutenir, officiellement, le "développement" de pays prioritaires (ligne AENEAS, MIGRATION4DEVELOPPEMENT…) mais qui sont, en réalité, utilisés dans l’organisation de compagnes de « sensibilisation » et de dissuasion à « l’émigration ».
Le résultat en est d’un côté la perversion de l’aide au développement et de l’autre la corruption des acteurs de la société civile, qui deviennent, a force, des acteurs de blocage au lieu d’être des acteurs de changement.
En effet les acteurs de la société civile au Sud exécutent des tâches d’auxiliaires de police au service de politiques meurtrières qui ont causé et qui causent toujours des drames incommensurables. Les participants au colloque de DAKAR, conscients de ces enjeux ont souligné l’importance de faire face à ces politiques. La déclaration finale reflète un engagement sincère dans le déclenchement d’une véritable mobilisation au Sud pour faire face aux politiques d’externalisation.
Les membres de la coordination de la charte ont tenu un nombre de réunions et de rencontres afin de présenter la dynamique de la charte et pour jeter les bases de la coordination Africaine.
Davina Ferrera, Jelloul Ben Hamida et Hicham Rachidi, ont rencontré des migrants installés en Afrique de l’Ouest, dont plusieurs sont engagés dans des programmes de solidarité internationale dans différents pays d’Afrique.
Une première réunion s’est tenue avec des membres pressentis pour animer la coordination Africaine de la Charte Mondiale des Migrants.
Ainsi ce sont des personnes ressources impliquées dans des réseaux militants d’ampleur internationale qui ont répondus présents a l’appel des membres de la coordination Internationale : Sarah klingeberg (Italie/Allemagne/Sénégal) – Gwenaëlle de Jaquelot (France/Sénégal/Mali) – Oumo Zé (Belgique/Burkina Faso) – Amadou Mbow (Mauritanie/Sénégal) – Oussmane Diarra (Mali/Sénégal) – Lamine Niass (Sénégal/Mauritanie) – Hicham Rachidi (Maroc/France) – Davina Ferrera (Algérie/Espagne/France) – Jelloul Ben Hamida (Tunisie/France).
Une réunion s’est également tenue avec SEDIKKI DAFF, militant engagé au sein de l’alliance pour une nouvelle gouvernance en Afrique et qui s’implique également auprès de migrants dans les bidonvilles autour de Dakar (2 000 000 d’habitant).
Il nous à expliqué ses réserves par rapport à la dynamique associative dite « alternative » oeuvrant au Sénégal (conf ; première partie de ce compte rendu).
Les réserves de Mr SEDIKKI ont également été réitérés par LIAMINE NIASS engagé auprès du collectif de pécheurs traditionnels, qui bien qu’il soit un acteur clé au niveau de Sénégal, il est systématiquement écarté par « le cartel » qui contrôle le champ associatif au Sénégal.
Les deux militants nous ont assuré de leur parfaite disponibilité de promouvoir et de soutenir la dynamique de la charte mondiale des migrants en Afrique.
Visite de l’île de gourée et projet de réunion en 2011 de la coordination mondiale dans ce lieu hautement symbolique, afin de procéder au travail de synthèse des propositions existantes.
L’île de Gorée fut un haut lieu de la traite négrière, elle fut l’un des endroits de départ des esclaves en direction des Amériques entre autre. Les promoteurs de la Charte Mondiale des Migrants pensent qu’une adoption du projet unifié de la Charte en 2011 (après le travail de synthèse) devrait se faire dans ce haut lieu ou justement, la parole et l’humanité des migrants furent confisquées durant plusieurs siècles.

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